Archives mensuelles : juillet 2012

Donner du sang, aider la vie.

Jeudi dernier, je suis allée faire un don. Héma-Québec m’avait appelée la veille, m’expliquant que les dons de sang ne suffisaient plus à répondre à la demande des hôpitaux. On le sait, beaucoup plus d’accidents surviennent en période estivale, malgré le fait que les conditions routières soient plus clémentes. Et mon groupe sanguin est le plus en demande. Je suis donneuse universelle, je ne peux donc pas, consciemment, refuser de partager un peu de ce liquide précieux qui coule dans mes veines. On m’appelle normalement le jour où ma période d’abstention de 56 jours prend fin. Je suis donc souvent appelée et je pose ce geste par solidarité pour autrui parce que je me sais très chanceuse d’être en excellente santé.

Ce soir, ma belle-sœur me confiait qu’une des petites amies de garderie de ma nièce avait été diagnostiquée récemment de la leucémie. Un samedi, souffrant depuis deux ou trois jours de douleurs de plus en plus atroces, la petite fille de quatre ans, accompagnée de son père, entrait à l’Hôpital de Montréal pour enfants. À peine quelques heures plus tard, ses parents recevaient le résultat des examens : cancer du sang. Le lundi suivant, elle commençait les traitements de chimiothérapie. À quatre ans seulement. Elle passerait plus d’un mois dans un environnement complètement aseptisé et suivrait des traitements pendant plus de deux ans. Je ne savais pas quoi dire, ma belle-sœur me disait qu’elle n’avait pas su quoi dire elle non plus lorsqu’elle avait parlé au père de la petite fille.

C’est, disons-le, tout simplement terrible et injuste. S’il est une chose, au cours de notre vie, sur laquelle nous avons bien peu ou sinon pas du tout de contrôle, c’est notre santé et celle des personnes qui nous sont chères.

J’en reviens donc à parler de mon don de sang. Il y a d’abord un questionnaire à remplir, une petite piqûre sur le doigt pour voir que mon taux de fer me permet de donner et ensuite, me voilà confortablement installée, pour dix minutes à peu près, à me faire pomper du sang, au total 485 ml, tout en jasant avec du personnel chaque fois des plus sympathiques. Le bénévole qui m’accompagnait, jeudi dernier, me disait que seulement 3 % des Québécois admissibles faisaient un don de sang. C’est peu…

Ma visite chez Globule Laurier Québec aura duré 35 minutes. Un peu plus d’une demi-heure, pour une bonne cause qui aidera voire sauvera peut-être une vie.

Je suis chanceuse, je suis en excellente santé, du moins pour le moment. Je vais donc continuer à aller donner du sang, si cela peut permettre d’aider quelques vies. Et je souhaite ici inviter tous celles et ceux qui le peuvent à faire comme moi. C’est bien peu de temps, 35 minutes, pour une si bonne cause. Ne croyez-vous pas? Et je vous rassure, c’est pratiquement indolore.

Donner du sang, aider la vie. La vie d’une femme, d’un homme, d’un parent, d’un aîné. La vie d’un enfant…

Poster un commentaire

Classé dans Actualité