Archives mensuelles : août 2012

À propos de Jean Charest…

Mon intention n’est pas de faire le procès d’autres politiciens pour redorer le blason d’un seul homme. J’ai un respect infini pour celles et ceux qui font le choix de se lancer en politique. Mais après plusieurs années de fatigue accumulée à entendre des gens se méprendre sur Jean Charest, après 28 jours de campagne électorale remplie de cynisme et de paroles creuses, je souhaite simplement, bien humblement et candidement présenter ici ma vision d’un politicien que j’ai appris à connaitre et à aimer, et qui m’inspire profondément dans mon travail quotidien.

Et je commencerai en faisant état de mon incompréhension la plus totale devant l’arrogance qu’on lui reproche d’afficher. Il est facile en effet de coller une étiquette à un personnage que l’on n’a jamais eu la chance de rencontrer. Pourtant, monsieur Charest est sans doute l’un des plus sympathiques politiciens de la colline parlementaire : humain, toujours le cœur à la blague, au courant et à l’affut de tout, accessible à tous. On se souviendra en ce sens des années 2008 et 2009 où il avait invité la population québécoise à venir le rencontrer, lui et son épouse, à l’Assemblée nationale. Des milliers de citoyens s’étaient alors déplacés pour rencontrer le premier ministre en personne et lui serrer la main. Deux succès éclatants. Plus récemment, je participais à un rassemblement libéral à Laval. Des militants de tous âges étaient nombreux au rendez-vous et le premier ministre a livré à cette occasion un discours enlevant. Ses mots étaient simples, mais ses phrases bien senties, sensées et inspirantes. Son regard était vif, son ton confiant, rassurant et éloquent, sa prestance digne de celle des plus grands premiers ministres qui ont eu la chance, le privilège, de diriger un jour notre nation. L’amour que les gens lui portaient dans la salle était si palpable que c’en était émouvant. En lui faisant la bise et en lui serrant la main à la fin de son discours, je me disais : « Si seulement le Québec tout entier avait pu l’entendre. Les Québécois auraient compris. »

Depuis deux ans maintenant, une vaste campagne de salissage entache l’univers politique provincial québécois. Elle est née de la bouche même de celles et ceux dont la mission principale est de défendre les intérêts des Québécois. Triste paradoxe. Je me demande parfois comment Jean Charest fait. Comment fait-il pour garder la tête hors de l’eau et continuer à avancer? Où trouve-t-il la détermination et le courage de poursuivre sa mission? D’autres auraient renoncé bien avant là où il a vu l’espoir et l’audace de continuer. Bien honnêtement, à sa place, je serais probablement du nombre de ceux qui se disent qu’il vaut mieux passer à autre chose. J’abhorre les insultes gratuites et le mépris venant de la part de purs inconnus et encore plus d’anonymes mal informés. Monsieur Charest lui, même avec une popularité au plus bas, continue pourtant à se battre pour ses convictions. Et la raison de son combat est aussi évidente que toute simple : il aime profondément le Québec et son peuple, fier et grand. Il sait qu’il peut encore faire quelque chose pour que notre province prospère. Pour qu’elle continue à se démarquer et à rayonner toujours plus par-delà les frontières. Pour que les gens des générations futures puissent se trouver chanceux, comme nous, d’être nés et de vivre dans une société aussi juste, solidaire, inclusive, ouverte, libre, responsable, visionnaire et talentueuse. Une société presqu’idéale quoi.

Lorsque l’on se compare au reste du monde, on ne peut qu’admettre que le Québec est de ces endroits où il fait le mieux vivre. À l’expression quand on se compare on se console, je préfère celle qui dit que le jardin du voisin n’est pas plus beau que le nôtre. C’est vrai : autant de continents, de pays, d’États, de provinces, de villes; autant de différences.

On ne peut peut-être pas tous aimer Jean Charest, mais on lui doit assurément chacun une chose : le respect, ce sentiment qui se fait malheureusement de plus en plus rare en ce XXIe siècle. Car si Jean Charest se lève tous les matins, c’est pour le Québec et pour chaque Québécoise et Québécois.

Le 4 septembre, je voterai pour lui.

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