Irritée moi ? Jamais !

Après les listes de résolutions, d’épicerie, de tâches, voici une liste de ces petites irritations quotidiennes, hebdomadaires, mensuelle ou annuelles qui viennent parfois ennuager même les journées les plus ensoleillées.

Parce que parfois, ça fait juste un petit peu de bien de partager.

  1. Les gens qui marchent en ligne et non en file sur les trottoirs et dans les couloirs, dont la vitesse de croisière est inversement proportionnelle à la taille du groupe. Ils méritent châtiment. Rangez-vous ou circulez !
  2. Les nids-de-poule. Ils sont gros ; ils sont terrifiants. À l’heure actuelle, le Québec vit un surpeuplement. Les voitures souffrent et les routes, ridées et s’affaissant de plus en plus sous le poids des années, auraient bien besoin d’une petite injection de style Botox à haute concentration en asphalte.
  3. Les automobilistes qui tournent à droite sur un feu piétonnier quand moi, la piétonne, je traverse en même temps que d’autres. Allô ?! Notre carrosserie est souple et on veut sans doute tous vivre longtemps.
  4. Les petits cailloux qui recouvrent les trottoirs et les routes au printemps. Ils sont bien tannants, surtout quand ils restent coincés dans les semelles et qu’ils nous font perdre pied dans nos petits talons hauts perchés.
  5. Les graines sur le plancher. Marcher pieds nus est un réel plaisir, sauf quand il y a ces satanées petites nuisances qui te collent à l’épiderme.
  6. Un rouleau de papier hygiénique sur lequel l’utilisateur précédent a laissé, se sentant très généreux, le dernier petit carré : celui bien mince, souvent collé après le carton et qui après quelques secondes de lutte se retrouve irrémédiablement jeté à la poubelle. Merci mais non merci.
  7. Une toilette publique, au petit coin féminin, dont la chasse n’a pas été tirée et dont la cuve est pleine… ou beurrée. Ça arrive souvent, pas juste chez les garçons. Les filles… Les filles !
  8. L’haleine fétide de certains dans l’autobus du matin. Oui, on la sent votre odeur de réveil. Lavez-vous donc la bouche et les dents.
  9. Des boutons sur le menton. Chéri, rase ta barbe. Tu m’irrites.
  10. Des interlocuteurs qui postillonnent dans mes lunettes. Depuis que je me suis affublée d’une paire très branchée de type windshield, je me dis : « À quand le modèle avec essuie-glaces intégrés ? ». C’est que c’est long à essuyer…IMG_1477
  11. Les courriels répétitifs depuis six mois de TVA Publications qui pensent que, de cette façon, je renouvèlerai mon abonnement à un de leurs magazines. Non, nos correspondances ne se sont pas croisées. Ma flamme est éteinte, mon intérêt s’est évanoui. Notre histoire est finie… définitivement. Je ne t’aime plus. T’ai-je déjà aimé ? J’ai passé de bons moments avec toi, des petits clins d’œil par-ci par-là, cependant je suis passée à autre chose : il est moins joli peut-être, mais drôlement plus profond. Et puis de toute façon, je suis trop vieille pour toi.
  12. Les courriels qui demeurent sans réponse et puis des remarques du genre : « Ah… Tu m’as envoyé un courriel ? T’es sûre ? Quand ça ? C’est drôle… je ne l’ai jamais reçu. » Il semble qu’il n’y ait que moi qui reçoive tous les emails qui me sont envoyés. Il faut croire que certains malchanceux se perdent probablement dans le World Wide Web.
  13. Les automobilistes qui me coupent sans toutefois afficher leur intention de changer de voie. Le clignotant, il est là pour faire beau ou quoi ?
  14. Les gens à qui l’on envoie des courriels : « As-tu reçu mon courriel ? » « Oui oui. » « Et puis ? » « Bien, en fait, je ne l’ai pas vraiment lu. » Disons, au moins, que ça a le mérite d’être sincère.
  15. Rendre des services sans recevoir le moindre signe de gratitude. Un remerciement. Un petit « merci ». C’est tout simple, efficace et ça ne coûte rien. S’il y avait plus de mercis lancés dans l’univers, il y aurait peut-être moins de frustrés sur la planète Terre.
  16. Sortir de chez la coiffeuse. Depuis toutes ces années à butiner d’un salon à un autre, j’ai le sentiment que personne ne m’a encore comprise. Éternelle insatisfaite capillaire que je suis.
  17. Le manque de clarté. Sommes-nous devins ?
  18. Le manque de rigueur. Cette rigueur, mère de toutes les réussites.
  19. La distance. Dieu merci, le Web existe… et le téléphone… et Skype… et FaceTime… et les téléphones intelligents… et le courrier, pour les plus nostalgiques.
  20. Les gens qui s’écoutent parler. Life is short, so talk fast.

C’est peut-être la fin de ma session universitaire qui me rentre dans le corps en ce moment. Mais je me sens tout à coup libérée. Et ça me fait presque oublier mon torticolis. Presque… Ouch.

Et vous, vos irritations ?

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