Histoires de c*

Certains penseront que je profite de la seule fête de l’année pouvant avoir un caractère osé pour vous entretenir de faits olé olé. Petits voyeurs, je ne suis pas aussi coquine… Il faut quand même se garder une petite gêne, non ?! Alors de quoi pourrais-je bien vous parler ? Eh bien de fesses. Quel meilleur moment que la Saint-Valentin pour en parler !

Vendredi dernier, en sortant de mon nouveau lieu de travail situé à Place Victoria, je décide d’affronter le froid hivernal et de me rendre à pied vers la rue Sainte-Catherine. J’étais bien loin de me douter de l’intensité des courants d’air qui trottent férocement à travers les tours du centre-ville montréalais. Comme à mon habitude, je portais une robe…

Arrive un gars qui se met à me parler spontanément. « Bonjour ! Il fait froid, non ?! » Je lui réponds sèchement « Oui », agacée de cette intrusion dans ma bulle. Il renchérit : « Vous savez, votre robe, elle lève à chaque coup de vent. On voit T-O-U-T ! » Son constat était très senti. Si mon sens de la répartie n’avait pas trop été gelé, je lui aurais sans doute répondu l’une des phrases suivantes :

  • Avec quelques clins d’œil : Vous en avez de la chance !
  • Avec un air à moitié suffisant : Vous avez aimé ce que vous avez vu ?
  • Avec enthousiasme : Il y a beaucoup à voir, non ?
  • Avec un air déprimé : Il n’y a pas grand-chose d’intéressant à voir…
  • En chantant : Les fesses, les fesses, qu’on les aime, qu’on les aime pas, si y’en avait pas, on s’rait pas là !

Plutôt perplexe, je ne lui ai cependant répondu qu’un bête « Ah… », avec toute la longueur du « a » des « la la » du maire de Saguenay, avant de m’éloigner prestement, les mains collées aux fesses…

Ça m’a fait repensé au printemps dernier, lors de ma dernière session à l’Université Laval. J’avais revêtu l’une de mes robes préférées pour me rendre à mon cours. Je suis sortie de mon appartement comme à l’habitude, sac sur le dos, bourse sur l’épaule. En marchant d’un pas rapide et assuré sur le trottoir bordant le chemin des Quatre-Bourgeois, je me rends compte que piétons et automobilistes me regardent, de façon assez persistante. Méfiante, je commence à faire l’examen de mon habillement, pour trouver ce qui clochait. Tout juste arrivée à l’entrée du petit sentier traversant le campus jusqu’à mon pavillon, je me rends compte qu’une partie de ma robe est prise dans mes bas de nylon transparents, dévoilant ainsi une partie de mon derrière. Une bonne en plus. Il y avait quoi, au moins 0,5 km de chez moi à où j’étais rendue ! Atterrée, j’ai pouffé de rire. Je me suis bien retenue de rire aux larmes pendant mon cours, gloussant pendant trois heures ici et là, en pensant à tous ceux qui m’avaient croisée et qui s’étaient probablement dit, le sourire en coin : « Regarde la pouffe, elle se promène les fesses à l’air ! » Tant mieux si j’ai pu saupoudrer un peu de joie dans le sérieux de la vie. Le ridicule ne tue pas, il rend juste moins parfait, plus humain, quoi !

Alors voilà, depuis la semaine dernière, j’ai malgré tout porté des robes tous les jours. Mes mains demeurent cependant toujours prêtes à répondre à chaque coup de vent. Je ne suis quand même pas Marilyn Monroe… ni même d’ailleurs JLo.

Ah, si les fesses parlaient. Les miennes diraient assurément qu’à force d’endurer le supplice de la chaise qu’impose le travail de bureau, elles ont parfois besoin de prendre l’air.

Joyeuse et heureuse Saint-Valentin ! Beaucoup d’amour à tous, de votre chum, ou de votre blonde, ou de vos parents, ou de vos enfants, ou de vos pitous, ou de vos minous, ou alouette…

Et pour celles et ceux qui n’en ont pas assez entendu sur les fesses, je vous laisse sur ce magnifique morceau d’un quatuor vocal français, les Frères Jacques.

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