Enfin les vacances

Dernier jour de travail et voilà que, signe que j’ai besoin de quelques jours de repos, j’en oublie le prolongement de moi-même et de ma tête à la maison, soit mon cellulaire. Malheur!

Je ne suis assurément pas la seule à voir, dans les vacances annuelles, une pause des plus nécessaires et salutaires. Comme d’autres, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons, je suis arrivée au bout de ma cassette et je dois impérativement rembobiner la bande avant qu’elle ne pète, littéralement. Je n’ai plus d’ongles à ronger. Le hamster qui tourne sur sa roue dans ma tête est à bout de souffle. Sans relâche, depuis février, il court à un rythme effréné… même la nuit. Chaque tour de roue s’accompagne d’un « Et si… », d’un « Oui mais », d’un « Fait que » et d’un « Hmmm ». Mes deux semaines de vacances arrivent à point nommé : j’ai besoin de m’échouer, de faire le vide, de presser sur le bouton off et de faire ensuite un bilan, car la vie passe trop vite et j’ai le sentiment presque insupportable de manquer le train.

C’est comme ça. Vient un moment dans la vie où la passion crie momentanément moins fort que la raison, et que cette dernière nous pousse à prendre des décisions très rationnelles et qui comportent peu de risques, et cela, en fonction de projets futurs. On réussit à faire un bout de chemin avec ça, et puis on regarde en arrière, on se projette après dans l’avenir et surgit cette vive impression d’être comme en sevrage. D’être passé d’une hyperactivité naturelle à une passivité artificielle. Et là, au fil des jours, des semaines et des mois, cette petite voix passionnée reprend le dessus et on l’entend de plus en plus fort, jusqu’à en devenir sourd : « Qu’as-tu fait de tes ambitions?!? »

Deux semaines de vacances, quatorze jours pour me convaincre qu’une relation sans passion peut fonctionner. Et là, je ne vous parle pas d’amour… C’est bien plus compliqué que ça.

On me dit souvent « sois patiente Marjo, tout vient à point à qui sait attendre ». Mais c’est bien là tout le cœur du problème : pour certaines choses, de la patience il y en a peu, il n’y en a pas. Il n’y a qu’un besoin viscéral de terminer le chapitre et d’en commencer un autre pour être à nouveau fière de moi, de ce que j’entreprends, de ce que je réalise. De prendre l’ascenseur qui me mènera à nouveau vers le haut.

Bonnes, heureuses et reposantes vacances à tous!

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